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picto La contraception de la chienne

La contraception de la chienne se réalise généralement par des injections d’hormones pratiquées par votre vétérinaire.

Il existe également des « pilules », mais leur usage délicat présente beaucoup de risques.


La famille nombreuse : ce n'est pas pour tout le monde !

Quels sont les risques liés à la contraception chimique de la chienne?

 

En intervenant sur les hormones d’une chienne, on crée des perturbations qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur sa santé, en particulier si on le fait souvent ou au mauvais moment : on peut voir apparaître :

  • des maladies de l’utérus (métrites)
  • des maladies des mamelles (tumeurs, mastose)
  • des dérèglements hormonaux (diabète)

Il peut également se produire malgré tout des gestations (des « grossesses ») indésirables, si l’on n’est pas intervenu au bon moment, éventuellement assorties de dystocie (difficultés à mettre-bas).

 

Ces risques sont accrus si l’on emploie la contraception orale, d’une part parce qu’on distribue des hormones en permanence, et d’autre part quand on n’est pas très régulier dans l’administration des comprimés (ou bien quand la chienne les « recrache »).


Dans quelle situation employer cette contraception ?

 

Compte tenu des risques évoqués ci-dessus, il faut réserver la contraception chimique à des situations exceptionnelles, par exemple :

  • s’il existe une impossibilité à pratiquer une stérilisation chirurgicale,
  • si la chienne doit aller au chenil ou en pension pour les vacances,
  • si la chienne cohabite avec un mâle, et l’on souhaite lui faire avoir des petits plus tard.

Dans cette dernière situation, il faut prendre en compte le fait qu’après une contraception chimique, les chaleurs tardent quelquefois à réapparaître ; il peut même arriver exceptionnellement qu’elles disparaissent définitivement.

Faire appel à une solution alternative est donc préférable dans ce cas.


A quel moment réaliser les injections ?

 

L’injection d’hormones à visée contraceptive chez la chienne doit impérativement se faire en dehors de la période des chaleurs de cette dernière.

Vous devez donc bien noter les dates du précédent épisode, et en fonction de celles-ci votre vétérinaire vous proposera un protocole très précis à suivre attentivement pour éviter au maximum les inconvénients.

Généralement on réalise la première injection un mois avant la date présumée des chaleurs suivantes.


Et la « pilule du lendemain » ?

 

En cas de saillie non désirée pendant la période favorable des chaleurs, il est possible de réaliser une interruption de gestation de convenance, au moyen, là encore, d’injections pratiquées par votre vétérinaire.

 

Pour être efficaces et présenter le moins de risques possibles, ces injections (2 ou 3 selon les cas) devront être pratiquées précocement (en général dans la semaine qui suit la saillie). Il faut savoir néanmoins que cela n’est pas un geste bénin et que le coût est important, surtout chez les animaux de grande taille.


La contraception chimique est un moyen efficace s’il est réalisé dans de bonnes conditions, mais il n’est pas inoffensif.

Vous devez donc peser le pour et le contre avec votre vétérinaire avant d’adopter cette solution.


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