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picto Alimentation et vieillissement

En France, la proportion d’animaux âgés ne cesse d’augmenter grâce aux progrès médicaux et aux attentions renforcées dont font l’objet nos compagnons. Corolaire de cette évolution démographique, les fabricants d’aliments ont développé des formules spécialement adaptées à cette catégorie d’animaux.

 

 Quand un animal est-il considéré comme âgé ?

Le vieillissement n’est pas un phénomène standardisé chez le chien et le chat. Il dépend de nombreux facteurs : race, taille, activité…

On distingue deux phases dans le vieillissement : la maturité, quand l’animal a atteint 50 % de son espérance de vie, et la gériatrie, quand il est dans le dernier tiers de son espérance de vie.

On considère que les petits chiens entrent dans la maturité à 8 ans et dans la gériatrie à 12 ans tandis que ces seuils sont de 7 et 10 ans chez les chiens moyens et de 5 et 8 ans chez les grands chiens.

L’espérance de vie moyenne toutes races confondues avoisine les 13 ans.

Chez le chat, ce seuil est un peu plus tardif. Dès l’âge de 12 ans, un chat est considéré comme « senior » et a besoin d’une prise en charge spécifique, notamment sur le plan alimentaire.

 

 Pourquoi faut-il revoir l’alimentation d’un animal âgé ?

Le vieillissement conduit à une augmentation progressive de l’apparition de maladies chroniques et évolutives pouvant toucher différents organes (yeux, oreilles, dents, système rénal, digestif, cardiorespiratoire, etc.).

Le système digestif d’un animal âgé est moins performant et il assimile généralement moins bien les nutriments.

Par ailleurs, il peut être touché par la maladie parodontale qui gêne la mastication.

En conséquence, la ration doit être revue pour apporter des nutriments spécifiques qui, outre leur digestibilité accrue, vont aider l’animal à lutter contre  l’altération de différents systèmes.

 

 Quels sont les nutriments utiles chez l’animal âgé ?

Comme chez l’Homme, une réponse nutritionnelle intéressante face au vieillissement est le recours aux antioxydants qui luttent contre le stress oxydatif.

Les plus connus sont les vitamines C et E, la lutéine, qui permettent de stabiliser les membranes cellulaires, la taurine, un constituant principal du myocarde, des polyphénols, du lycopène de tomate…

Les acides gras dits essentiels, de type oméga-3 (EPA, DHA) sont également très intéressants.

Dans un aliment pour animal âgé, il convient aussi de limiter la teneur en phosphore, néfaste sur la fonction rénale.

D’autres nutriments sont utiles : acides aminés spécifiques pour lutter contre  l’amyotrophie,

fibres fermentescibles pour lutter contre la constipation et répondre à la sensibilité digestive accrue, tyrosine pour lutter contre le blanchiment du poil, vitamines B pour améliorer l’intégrité cutanée, acides aminés soufrés pour le renouvellement du pelage, L-tryptophane, précurseur de la sérotonine, pour lutter contre le vieillissement cérébral,

chondroprotecteurs (glucosamine, chondroïtine, moule verte de Nouvelle-Zélande) pour lutter contre le vieillissement articulaire, etc.

Les aliments physiologiques destinés aux animaux seniors intègrent ces données nutritionnelles et ils sont de plus en plus nombreux sur le marché.

On trouve aussi chez le vétérinaires des aliments diététiques qui permettent en outre de lutter ou prévenir certaines affections fréquentes chez l’animal âge comme l’insuffisance rénale par exemple.

 

 


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