chezmonveto
Imprimer En savoir plus
chezmonveto

picto Faites-vous le nécessaire pour vos déchets de soins en élevage ?

Faites-vous le nécessaire pour vos déchets de soins en élevage ?

 

Les dispositifs de collecte des déchets de soins destinés aux éleveurs peuvent varier légèrement selon le département, entraînant parfois un peu de confusion. Ils sont néanmoins tous basés sur la même réglementation. En connaître les bases, simples, permet d’éviter les erreurs !

 

Qui est responsable des déchets de soins ?

Il faut d’abord savoir que celui qui produit un déchet - l’éleveur, quand il soigne ses animaux - en est responsable, jusqu’à sa destruction. Il doit donc s’assurer de faire appel à des partenaires sérieux pour les collecter et les faire détruire.

Si votre point de collecte des déchets de soins est notre clinique vétérinaire, la première garantie est donc de signer ensemble une convention de traçabilité (si vous travaillez avec un autre collecteur, GDS, Chambre, coopérative, vous devez signer la convention avec lui, de la même façon).

Par ailleurs, vos élevages sont des établissements professionnels, tous les déchets qui en sortent sont considérés par la réglementation comme des déchets « industriels ». Certains sont alors considérés comme des déchets « spéciaux », comportant des risques, et doivent obligatoirement être éliminés dans une filière spéciale. Les autres sont considérés comme « banals », ils peuvent généralement être confiés à la collecte des ordures ménagères, sauf exception.

 

Quels sont les déchets de soins à trier ?

3 types de déchets de soins des élevages font l’objet d’indications particulières et doivent être triés : les déchets piquants, coupants ou tranchants (PCT), les déchets d’activité de soins à risque infectieux (DASRI) et les médicaments non utilisés (MNU).

 

Que faire des déchets piquants-coupants-tranchants ?

Les PCT sont les aiguilles, les lames de bistouri ou de rasoir, mais aussi le verre médical cassé par exemple. Parce qu’ils présentent un risque de blessure pour ceux qui les manipulent, ils sont systématiquement classés comme dangereux et doivent obligatoirement être placés dans une boîte à aiguille, jaune, aux normes. Cette boîte, quand elle est pleine, doit être refermée définitivement et apportée à un point de collecte. Ensuite, elle doit être confiée à une filière de destruction à très haute température.

 

Ai-je des déchets à risque infectieux ?

Les DASRI, sont les déchets qui, en l’état, sont susceptibles de transmettre une maladie à l’homme ou à l’animal. C’est à vous avec le conseil de votre vétérinaire, de juger si un déchet de son élevage présente ce type de risque. En pratique, un élevage n’est ni un hôpital ni une clinique vétérinaire ! La très grande majorité des déchets de soins qu’il produit ne comportent pas de germe infectieux ou en si petite quantité qu’un simple contact avec le déchet ne peut pas suffire à transmettre une maladie.

Certaines maladies d’élevage très contagieuses ou zoonotiques méritent cependant des mesures de précaution supérieures : fièvre Q, tuberculose, salmonellose, fièvre aphteuse, par exemple. Si leur présence est confirmée chez vous, vous devrez vous procurer un grand conteneur jaune, aux normes pour la collecte des DASRI (identique à ceux utilisés dans les cliniques vétérinaires). Vous y éliminerez les gants, linges, casaques jetables, etc., qui auraient pu être contaminés. Ce conteneur, comme une boite à aiguille, est à éliminer dans une filière dédiée aux déchets dangereux de ce type.

 

Quels produits sont considérés comme des Médicaments Non Utilisés ?

La catégorie des médicaments non utilisés (MNU), au sens strict réglementaire, regroupe tous les déchets qui ont été en contact direct avec un médicament : donc les médicaments périmés ou hors d’usage, mais aussi tous les flacons vides, tubulures et seringues usagés. Ils ne sont pas considérés comme des déchets dangereux, mais les textes précisent qu’ils doivent obligatoirement être incinérés.

C’est la raison pour laquelle, la plupart des systèmes proposés aux éleveurs prévoie une solution pour les collecter et les faire incinérer à coup sûr: soit un conteneur spécifique, soit leur collecte dans un grand conteneur jaune, avec les DASRI. Ce qui est autorisé.

 

Dois-je vraiment éliminer de cette façon les flacons et bidons complètement vides ?

En pratique, il existe une tolérance admise concernant les bidons et flacons vides de médicaments, qui ne contiennent que très très peu de résidus et peuvent être très encombrants. C’est pourquoi, certaines instructions de collecte conseillent plutôt de les confier aux ordures ménagères et de réserver la filière MNU aux seuls médicaments périmés ou plus utilisables.

Dans ce cas, il est déconseillé par contre de déposer les flacons vides au tri sélectif du verre, car le verre médical n’a pas la même qualité technique que le verre alimentaire. Il est aussi inapproprié, avant de les jeter, de décapsuler et rincer les flacons ! Le résidu de médicament serait alors rejeté avec les eaux usées. Ce n’est évidemment pas autorisé !


Voir les autres fiches conseils